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Mélissa Thomas : Boursière postdoctorale du CRC 2025

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Nous avons le plaisir de vous présenter la récipiendaire 2025 de notre bourse destinée aux stagiaires postdoctoraux. Mélissa Thomas poursuit son stage postdoctoral au sein de l’équipe du Professeur Jean-Yves Masson. Cette bourse est rendue possible grâce au Fonds de cancérologie de la Fondation de l’Université Laval.

Mélissa Thomas a défini sa passion pour la réparation de l’ADN et la recherche en oncologie au fur et à mesure de son parcours universitaire. Après avoir complété un programme spécial de Master en oncogenèse, en partenariat entre Sorbonne Université et l’Institut Pasteur à Paris, elle a entamé un doctorat en cancérologie à l’Institut Gustave Roussy, qu’elle a terminé à l’Institut Cochin après un déménagement de laboratoire. Sous la supervision des Drs Josée Guirouilh-Barbat et Bernard Lopez, et appuyée financièrement par La Ligue Contre Le Cancer, elle a défini les effets moléculaires et cellulaires d’une surexpression de la protéine RAD51, fréquemment retrouvée dans plusieurs cancers et associée à un mauvais pronostic. Ses travaux ont mené à un brevet, une publication et deux revues.

Poussée par l’excellence de la recherche effectuée à l’Université Laval, Mélissa a déménagé à Québec pour poursuivre son postdoctorat dans l’équipe du Prof. Jean-Yves Masson, chaire de recherche du Canada en réparation de l’ADN et thérapeutique du cancer. Elle travaille sur l’anémie de Fanconi, une maladie congénitale dont les patients développent des cancers non-traitables par les thérapies conventionnelles. Ces patients sont particulièrement sensibles au formaldéhyde, un composé génotoxique naturellement retrouvé dans l’environnement et produit par les cellules. Elle a identifié une nouvelle protéine impliquée dans la sensibilité au formaldéhyde dans un contexte d’anémie de Fanconi, et elle travaille aujourd’hui à définir son activité moléculaire. En parallèle, elle s’implique dans les collaborations du laboratoire, et elle a ainsi co-signé cinq articles scientifiques depuis son arrivée.

Fermement convaincue que la science doit sortir du laboratoire pour atteindre le public, Mélissa a travaillé en tant que médiatrice scientifique à la Cité des Sciences et de l’Industrie à Paris, le plus gros musée des sciences d’Europe, où elle a animé des ateliers et participé à la création d’une nouvelle exposition visant à combattre la mésinformation. Depuis 2023, elle coorganise le chapitre québécois de Soapbox Science, une plateforme de vulgarisation scientifique qui met en avant les femmes et les personnes non-binaires en science, et dont l’évènement annuel rassemble plusieurs centaines de personnes participantes. Elle s’implique auprès de la relève, en particulier en tant que mentor pour de nombreux étudiant·es et en tant que représentante postdoctorale au comité de direction du CRC.